Racing Métro 18 - 18 Perpignan : l'USAP se fait du mal
le 29/10/2010
Il y'a des matchs qui laissent des traces. Celui-ci en laissera probablement dans le coeur des catalans. Au terme d'un suspense insoutenable, l'USAP a craqué dans les ultimes secondes de leur match face à une formation ultra réaliste du Racing Metro, et à concéder le match nul 18-18 sur la pelouse Yves du Manoir, à Colombes. En mal de points, les catalans ont laissé passer une occasion en or de marquer les esprits en lâchant deux unités chez le leader. Christophe Manas, très tendu au micro de canal + à la fin du match, tirait immédiatement toutes les conséquences d'un scénario catastrophique: "Il y a des gars qui se battent sur le terrain, c'est dommage. On a pas le droit de rendre un ballon alors qu'il ne reste plus que quelques secondes à jouer".
Car l'USAP s'apprêtait à réaliser un très gros coup, quand la défense catalane récupérait un ballon dans les 30 m du racing, durant la 78e minute de jeu. Mais Marty, avec un manque de lucidité qu'on ne pourra qu'associer à la fatigue, rendait cette balle trop facilement, et mettait le club catalan en difficulté. Inutilement. Les fautes s'enchainaient alors. De quoi permettre aux racingmens de s'approcher à 5m de la ligne d'en-but. Le guerrier Tchale-Watchou se mettait alors à la faute, pour offrir le dénouement que l'on connait. Frustrant.
Le match était pourtant bien mal engagé pour les sang et or. Bien que dominateurs en mélée fermée, et performants dans le secteur de la touche (3 touches récupérées sur lancer adverse), les usapistes n'ont cessé de courir après le score durant la première mi-temps. Face au vent, qui a joué un rôle déterminant dans cette rencontre, les vice champions de France ont rendu trop facilement des munitions aux artificiers Steyn et Wizniewski, Florian Cazenave abusant des coups de pied par dessus et le jeu de chandelle de Porical étant beaucoup trop approximatif. A la pause, ce sont bien les parisiens qui menaient au score 15-9.
Mais la seconde période basculait nettement à l'avantage des visiteurs. Beaucoup plus incisifs, notamment par le biais d'une troisième ligne impressionnante (Guiry et Tonita), Perpignan prenait le contrôle du match et semblait se diriger tout droit vers un nouveau succès. Les joueurs de Brunel s'installaient alors dans le camp des bleus et blanc, mais sans toutefois parvenir à prendre un avantage décisif. Obligés de riposter par le jeu à la main, Bobo, Vuli Vuli et consorts semblaient alors bien incapable de faire douter la défense adverse. Et pourtant. Le réveil a été tardif (15-18, 78e), mais il a eu lieu. La suite, on la connait.
Alors, étrangement, on est en droit de se poser quelques questions sur le mental des catalans cette saison. En 2008/2009, lorsqu'ils sont devenus champions, ce genre de match ne leur aurait pas échappé. Après la déconvenue sur la pelouse d'Armandie en septembre dernier, voilà une nouvelle déception pour un effectif qui a bien du mal à se rassurer, après un début de saison difficile. La réception du RCT la semaine prochaine s'annonce périlleuse, mais si palpitante.
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