Rugby - TOP 14: RCT, l'heure de la révolte a sonné
le 01/11/2010
Cinglante. La défaite des toulonnais en terre occitane l'a été. Avec 44 points dans la musette, les joueurs du RCT ont subi la marée rouge et noire. Face à un Stade Toulousain qui a retrouvé toute sa superbe, l'équipe "remodelée" de Philippe Saint-André a semblé bien impuissante, et pas vraiment au niveau pour jouer les premiers rôles du TOP 14. Mourad Boudjellal va bien devoir s'y faire, il va falloir revoir les ambitions du club à la baisse. Car si l'impasse semble avoir été faite sur la pelouse d'Ernest Wallon, le mal parait bien plus profond. Et pour prétendre à une place qualificative aux phases finales, il va falloir réagir rapidement, et ce dès jeudi, sur la pelouse d'Aimé Giral.
Car depuis cette défaite dès la première journée à domicile face à Bayonne, le RCT n'a jamais rassuré ses fervents supporters. Il y a bien eu cette victoire précieuse face à un Clermont qui se cherchait encore fin septembre, ou cette bonne prestation face aux Ospreys, qui leur a permis de bien débuter sur la scène européenne mais les trois derniers déplacements du club, qui devaient leur permettre de se situer, n'ont vraiment démontré rien de rassurant. Défaits sérieusement sur la pelouse du Munster, ils ont été incapables de rebondir à Paris, et encore moins samedi dernier, face à Toulouse.
Alors pourquoi les toulonnais n'y arrivent pas? Incontestablement, l'effectif de cette année ne dégage pas autant de certitudes que celui de l'année passée. Les cadres emblématiques du club semblent en retrait, comme Van Niekerk, bien moins influent que l'année passée ( le joueur n'a été titularisé que 5 fois en 11 matchs ). Plus inquiétant, certaines recrues ont bien du mal à démontrer toutes leurs qualités. Carl Hayman en est la parfaite illustration. Lui qui était censé apporter toute son expérience, apparait bien quelconque au front du pack de la rade. Enfin le club n'est pas épargné, à l'image de leur futur adversaire, par les blessures. Régulièrement privé de ses meilleurs éléments aux postes clés (Lamont, Sackey, Genevois, Mignoni), PSA doit composer, et le calendrier auquel il est soumis parait bien compliqué à négocier.
Mais ces éléments expliquent-ils le manque de révolte constaté samedi sur la pelouse de la ville rose? Pas vraiment. A vrai dire, le RCT semble totalement dépendant de sa star Wilkinson, et bien incapable de tenir tête aux cadors du championnat quand il n'est pas là. Contepomi aurait pu figurer comme un excellent second, mais ce week-end encore, il n'a pas répondu présent quand on l'attendait (2 pénalités, 1 transformation ratées).
Alors dans le var, on a plutôt tendance à vouloir laisser passer l'orage, attendre la fin de ces quatre matches délicats, et l'arrivée de la trêve qui permettra aux joueurs de se re-situer. Mais un beau coup sur la pelouse de Perpignan permettrait au club de faire taire les critiques, et qui sait, de retrouver ses ambitions passées, la route menant au graal étant encore si longue. Le RCT doit se relever, maintenant ou jamais!
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