Rugby - Coupe d'Europe: le Stade Toulousain séduit sans convaincre
le 10/12/2010
Le Stade Toulousain voyage généralement bien en écosse, et plus particulièrement à Glasgow, où il y a remporté ses deux dernières prestations. Champion d’Europe en titre, le club de la ville rose se présentait donc en favori chez le troisième de la poule, et ne pouvait donc se permettre de décevoir. C’est chose faite, malgré une victoire qui, bonifiée, aurait eu meilleure saveur. Car si les toulousains ont réalisé une première mi-temps de prestige, ils n’ont su concrétiser leur supériorité dans le second acte en allant chercher ce quatrième essai qui leur tendait les bras. A l’image de leur match sur le terrain de Newport, le sentiment du devoir à moitié accompli resurgit, ce qui aura probablement le don d’irriter Guy Novès.
Le collectif à l’honneur
Car, si Glasgow a ouvert les hostilités en surprenant les toulousains rapidement sanctionné dans leur camp, c’est bien le champion en titre qui a pris les commandes du match dès le premier quart d’heure de jeu. Sur sa première attaque, le collectif toulousain se mettait rapidement en évidence, pour finalement envoyer Fritz dans l’intervalle au terme d’une action rondement menée. (3-7) Réalistes et joueurs, les toulousains enchaînaient alors les temps de jeu et étouffaient leur adversaire du soir. Peu de coups de pied, mais du jeu de mains, efficace, face à un adversaire rapidement débordé. C’est ainsi qu’au terme d’une action de deux minutes, et plus de 80 mètres parcourus, les avants toulousains fixaient à quelques mètres de la ligne, pour libérer un ballon à Jauzion qui finissait au milieu des poteaux. (6-17). Toulouse était alors séduisant.
Mais dans la foulée, les locaux se rebiffaient. Sur un relâchement défensif, le Stade Toulousain était surpris par un coup de pied au dessus du premier rideau. Les écossais jouaient alors parfaitement le coup, propulsant Aramburu à l’essai sur un coup de pied à suivre dont le rebond lobait Heymans. Le Stade Toulousain réagissait alors et faisait parler ses qualités collectives et individuelles, et c’est Fritz qui cette fois encore se mettait en évidence. Au terme d’une superbe percée dans le rideau défensif écossais, son coup de pied décroisé venait trouver Médard, qui fixait le dernier défenseur adverse pour servir Cédric Heymans pour l’essai sur un plateau. Avec trois essais et une efficacité redoutable en première mi-temps, l’objectif ultime devenait dès lors l’acquisition d’un premier bonus offensif dans cette campagne européenne.
Mais une fois encore, la machine toulousaine s’est grippée dans le second acte. Bien que volontaires, les toulousains sont tombés dans un faux rythme, et ont enchaîné les fautes stupides. Fautes de mains, penaltouche non trouvées : le Stade Toulousain n’a pas réussi à rendre une copie parfaite en sombrant dans un rugby brouillon, alors qu’ils n’étaient pas vraiment inquiétés par le manque de qualités offensives des Warriors. Un final décevant, qui contraste fortement avec les ambitions constatées en début de match. Si le match retour se présente comme une formalité, il faudra surtout être performant sur le terrain des Wasps, désormais seul véritable concurrent à l’obtention de la première place du groupe.
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