Stade Français 31-3 Stade Toulousain: la machine parisienne recadre les rouges et noirs
le 08/01/2011
Le message est clair de la part des parisiens. Le Brennus n’est pas acquis aux toulousains, et il faudra compter sur eux pour la course au titre jusqu’à la fin de la saison. Pour la réception des champions d’Europe en titre, le Stade de France était comble et le public parisien espérait bien voir les siens effacer la déconvenue de la saison passée (0-29). Guy Noves avait, de son côté, laisser quelques cadres au repos, sans pour autant envoyer vers la capitale une équipe bis. Le choc promettait d’être alléchant.
Si bien que dès les premières minutes du match, le jeune Doussain parvenait à s’extirper d’un regroupement et s‘échappait vers l‘en-but, mais était finalement repris illicitement par les parisiens à quelques mètres de la ligne. Bezy transformait la pénalité (3-0). Le premier quart d’heure était relativement équilibré, mais parsemé de fautes. Les parisiens, beaucoup plus tranchants dans leurs offensives, à l’image d’un Szarzewski étincellant, envoyaient un premier avertissement aux rouges et noirs mais Bastareaud négociait mal un ballon en bout de ligne. Après avoir égalisé par la botte de Dupuis (3-3), Arias profitait alors d’une mésentente entre Clerc et Poitrenaud sur un coup de pied d’occupation parisien et filait à l‘essai en coin (10-3). Le jeu devenait alors haché. Olie Philipps se rendait coupable d’un mauvais geste, et offrait gracieusement une supériorité numérique temporaire aux visiteurs, qui n’arriveront jamais à en profiter. Bien au contraire, les parisiens continuaient à imposer leur rythme, et Dupuis, toujours impeccable, ne manquait pas de saler l’addition pour les toulousains en passant deux nouvelles pénalités avant la mi-temps (16-3).
En manque d‘inspiration, les rouges et noirs se voyaient incapable de produire du jeu. De son côté, Dupuis continuait à engranger les points, profitant des nombreuses fautes toulousaines sanctionnées justement par Matheu (19-3). Mais le coup d’éclat de l’après-midi provenait d’une superbe inspiration de Lionel Beauxis, très en forme depuis quelques semaines. Parfaitement servi par Dupuis sur du jeu ouvert, le parisien tapait à suivre pour lui-même entre deux défenseurs toulousains, avant de raffuter magistralement Clerc, puis Poitrenaud, pour finalement servir royalement Bastareaud démarqué à quelques mètres de la ligne (24-3). Superbe! Les parisiens se sublimaient alors pour renverser la montagne toulousaine et tenter d’obtenir le bonus offensif. Méconnaissables, les rouges et noirs bafouillaient leur rugby, et se voyaient alors contestés dans tous les secteurs de jeu. En mélée fermée tout d‘abord, où le pack toulousain emmené par Sowerby devait abandonner deux ballons à la puissance du huit parisien. Surprenant! En touche également, où l’alignement local récupérait une munition importante à quelques minutes du terme. Et finalement dans le jeu ouvert, ou Haskell pouvait faire parler ses qualités physiques en profitant des largesses défensives des leaders du TOP 14 pour aller inscrire le troisième essai parisien.
Sans pitié, les parisiens ont donc confirmé leur bonne forme du moment. Ils ne pointent qu’à une petite longueur du Castres Olympique, dernier qualifiable pour les phases finales du championnat. De leur côté, les toulousains ont déçu, probablement déjà focalisés sur les deux prochaines confrontations qui les attendent en coupe d’Europe. Il faudra faire bien mieux, face au Wasps, pour ne pas subir une grande désillusion dans cette compétition qu’ils affectionnent tant.
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