Rugby VI Nations - XV de France : les enseignements
le 06/02/2011
On dit souvent qu'il faut être deux pour faire un beau match. Sur la pelouse du Stade de France ce samedi, le XV de France a rencontré une équipe écossaise valeureuse, accrocheuse, et qui a eu le mérite de ne jamais abdiquer dans la difficulté. Dans une rencontre débridée et intense, au temps de jeu effectif important, les tricolores ont signé une victoire importante pour le moral, après la déroute subie face aux Wallabies en novembre dernier. Les motifs de satisfaction sont nombreux, mais les trois essais encaissés viennent entacher la copie rendue par les bleus.
La mélée à l'honneur
Incontestablement, et depuis de nombreux mois maintenant, le secteur de la mélée fermée est celui qui dégage le plus de sérénité. Le trio Domingo-Servat-Mas semble incontestable. Si bien que leurs remplaçants ont toute les difficultés du monde pour se mettre au niveau. Ducalcon, mais surtout Guirado (appelé pour palier l'absence sur blessure de Szarzewski), ont chacun signé une rentrée médiocre à l'heure de jeu et posent la vraie question des possibilités de remplacement qui s'offrent à Marc Lièvremont sur ces postes.
La deuxième ligne, légèrement contestée dans le secteur aérien, a affiché un niveau légèrement inférieur. Mais la rentrée de Jérôme Thion en fin de match n'a pas vraiment changer la donne.
En troisième ligne, Dusautoir et Bonnaire ont prouvé une fois de plus leurs grandes qualités défensives, tandis qu'Harinordoquy a apporté toute sa puissance et sa vélocité dans le jeu ouvert.
Les 3/4 rassurent
Ils étaient attendus au tournant. Jauzion renvoyé chez lui, Clerc et Poitrenaud laissés sur la touche, Médard avait donc la lourde mission d'honorer le jeu à la toulousaine et il l'a fait de fort belle manière. Profitant des nombreux ballons de récupérations délaissés par l'adversaire du jour, il est apparu comme un véritable dynamiteur dans le jeu des tricolores. Son homologue Huget a été un peu moins en vue, mais n'a pas démérité lui non plus.
La charnière Parra-Trinh-Duc a offert une prestation de haute volée, notamment grâce à l'apport offensif du deuxième. Le montpelliérain, véritable perforateur, a parfaitement animé le jeu, gratifiant même le public parisien d'une passe de génie amenant à l'essai d'Harinordoquy. Il a véritablement prouvé qu'il se présentait comme un titulaire indiscutable à l'ouverture.
L'association Mermoz-Rougerie, bien qu'écourtée, a permis d'entrevoir de beaux automatismes durant les premières minutes du match. Enfin, Traille, positionné à l'arrière au coup d'envoi, a fait parler ses qualités sous les ballons aériens et dans le jeu d'occupation. En revanche, sur l'aspect défensif, il a semblé en difficulté dans le repositionnement, à l'instar de ses coéquipiers.
Le problème de la défense
Car si les velléités offensives des tricolores sont encourageantes, avec trois essais dans la musette, le staff tricolore peut s'inquiéter du rendement défensif fourni par son équipe. Mis en difficulté par les bonnes intentions écossaises en fin de partie, les tricolores, et plus particulièrement les lignes arrières ont eu toutes les peines du monde à s'organiser dans le repli défensif. Malmenée sur les impacts, la défense gruyère du XV de France inquiète déjà à quelques mois des retrouvailles avec les nations de l'hémisphère sud. Les solutions devront être trouvées rapidement pour ne pas subir une grande désillusion dans l'antre de l'Aviva Stadium de Dublin, dès la semaine prochaine.
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