Stade Toulousain: l'heure des inquiétudes?
le 30/03/2010
Généralement habitués de voir leur équipe fétiche dans le quatuor de tête à ce niveau avancé du championnat, les supporters toulousains ne doivent plus s'y retrouver. Bien heureusement pour eux, cette saison, la formule du TOP 14 a changé. Avec 13 points d'avance sur le septième, premier non-qualifié, il semble inconcevable, à trois journées de la fin, que les joueurs de Guy Novès n'accèdent pas au bonheur de jouer les phases finales. Pour autant, la suite des évènements s'annonce compliquée, au vu du programme qui attend les toulousains dans les semaines à venir.
D'autant que cette défaite en terre basque n'arrange pas leurs petites affaires. Au terme d'un match qu'ils n'auront pas maitrisé, la sentence a été double. Que retenir sur le plan sportif? Pas grand chose à vrai dire. Le jeu à la toulousaine n'a jamais semblé aussi loin. Malgré de bonnes intentions misent en exergue par l'essai de Médard en début de match, les rouges et noirs se sont par la suite empêtrés dans un jeu bien trop brouillon. Cette sérénité qui faisait leur forçe dans le passé, s'est éteinte, au profit d'une crispation notoire, dès lors que la réussite n'est pas au rendez-vous. La mécanique est alors irrémédiable. En manque de confiance, les actions n'aboutissent plus. Les choix sont craintifs. Ce manque d'ambition, Rougé-Thomas n'aura cessé de le déplorer pendant le match. Si l'on y ajoute un arbitrage parfois litigieux, selon les dires de Guy Noves, le constat est sans équivoque: en offrant neuf occasions à Yachvili de buter entre les perches, le stade toulousain a bafoué son rugby et ne pouvait en aucun cas espérer remporter ce match.
Mais sur le plan humain, les conséquences sont plus inquiétantes. Le verdict est tombé, la blessure de Donguy est plus grave que prévue. Les médecins évoquent une rupture du ligament latéral interne ainsi qu'une rupture partielle du postérieur, en plus de celle des croisés postérieurs. Blessure qui pourrait être aggravée par une désintertion des ischios-jambiers. Rien que ça! A l'instar de Michalak, sa saison est bien évidemment terminé. Même s'il enregistre le retour de ses cadres, qui participaient au tournoi des VI Nations, Guy Noves va devoir composer avec un effectif chamboulé. De mauvaise augure, avant la réception d'un Stade Français en totale perdition, mais qui n'aura plus que la coupe d'europe comme motif de satisfaction...
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