TOP 14 - Barrages : Clermont jubile, le Racing enrage!
le 08/05/2010
La défaite gardera un gout amer. Au terme d'une surprenante prestation sur le terrain du favori clermontois, joueurs et entraineurs parisiens avaient bien du mal à trouver les mots pour décrire leur sentiment de frustration. Car si les racingmens n'avaient pas les faveurs des pronostiqueurs au coup d'envoi, ils n'auront jamais déjoué sur la pelouse de Marcel Michelin, obligeant même les clermontois à se retrancher derrière la botte de Parra.
Mais voilà. Il y'a eu cette décision arbitrale qui risque de faire parler quelques temps. Et Berbizier de déclarer à la fin du match: "On nous demande de respecter les arbitres. Là, c'est vraiment difficile. En tout cas, je ne respecterai plus jamais M. Berdos." Ambiance! Comment a t-on pu en arriver là? Le scénario du match permet à lui seul, de l'expliquer.
Il y'a d'abord eu cette première mi-temps. Une attaque/défense dans le camp francilien. Une première séance dominée par les jaunards, qui n'auront cependant jamais réussi à franchir la ligne. Orchestrée par un Brock James en demi teinte, les locaux ne font alors grimper leur compteur points que par l'exploitation des fautes parisiennes (6-0 - 22e). Brouillons, dominés en touche, les joueurs de Berbizier subissent, mais n'abdiquent pas. Et sur l'une de leurs rares incursions dans le camp clermontois, ils parviennent même à revenir au score, au terme d'un balayage du terrain et d'une action conclue en puissance par Cronje (6-5 - 39e). Coup de froid en Auvergne!
Et puis la mi-temps a joué son rôle. Métamorphosés, les visiteurs sont revenus des vestiaires avec des intentions. Relever la tête. Faire douter des Clermontois fébriles dès lors qu'ils se retrouvent en difficulté durant les phases finales. Sereins, les bleus et blancs sont devenus dominateurs. En mélée fermée, ils ont mis les coéquipiers de Domingo sur le reculoir. Dans l'occupation au pied, la grosse botte de Steyn et celle de Wisniewski a fait la différence. Si bien qu'ils auraient pu faire le break, quand sur la ligne des 5 mètres clermontoise, Nallet tentait d'user le pack jaunard en demandant mélées sur mélées. Il n'en était rien, leur domination ne se concrétisait que par le drop de Wisniewski.
Et puis il y'a eu cette éclair de génie. Ce coup de pied de mammouth de Steyn. Un drop de 60 mètres, qui termine sa course dans l'axe des poteaux, au pied des tribunes, 10 mètres plus loin. Ebouissant! On imagine alors mal le scénario du match basculer. Et pourtant.
Pourtant il y'a cette décision arbitrale précedemment évoquée. Sur une action anodine, une pénalité rapidement jouée par Parra mais annulée par Gauzère, Delape est sanctionné pour un coup d'épaule indélicat. Une accumulation de fautes selon le trio arbitral, et voilà le pack francilien amputé durant 10 minutes d'un élément important. Une injustice, selon les visiteurs, qui redoublent de désespoir quand la pénalité qui suit, est validée litigieusement. Dès lors, le Racing a sombré. Bobo n'a rien pu faire pour tenir la baraque dans le pack bleu et blanc. Et Parra, désormais remplaçant de luxe de Brock James, n'a pas trembler, pour écarter son adversaire du soir d'un sans faute face aux poteaux (21-17). Si Clermont a gagné à l'expérience, la conquête du Brennus risque fortement d'être corrélé à la bonne forme de ce petit de mélée.
Enfin l'année Clermont?
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