Rugby - TOP 14: la deuxième journée, club par club
le 22/08/2010
Les grandes chaleurs aoutiennes, le manque d'automatisme du début de saison... Les internationaux au repos, pour répondre aux règles de la ligue... Les excuses sont nombreuses pour expliquer les maladresses et le manque de rythme que l'on a pu apercevoir sur les pelouses du TOP 14 lors de cette deuxième journée. Un champion en titre encore timide, des basques du Biarritz Olympique amorphes: petit tour des clubs.
Agen: la saison s'annonce compliquée pour les agenais, promus cette saison en TOP 14. Après avoir survolé la PRO D2 la saison passée, les joueurs d'Henry Broncan ont tout le mal du monde à débuter leur campagne au plus haut niveau national, enchainant une seconde défaite sur la pelouse de Jean Dauger. La valise pleine (27-0), les agenais devront absolument tenter de réagir face aux autres basques du Biarritz Olympique
Bayonne: Deux matchs, deux victoires. Après la superbe performance réalisée sur la pelouse de Mayol la semaine dernière, les basques tenaient absolument à confirmer leur bonne forme du moment pour la réception d'Agen. Les basques l'ont fait de la meilleure des façons, sans véritablement forçer face à une équipe visiteuse impuissante.
Castres: le rendez-vous était tant attendu. Après la déconvenue de la saison passée, en match de barrage, où les tarnais avaient paru bien faibles face à l'ogre toulousain, les joueurs du CO avaient à coeur de prouver à leur supporter qu'ils pouvaient faire bonne figure au plus haut niveau. C'est désormais chose faite. Les tarnais ont su corriger leurs erreurs, notamment en insistant dans le jeu d'avant, grâce à la puissance de Masoe ou Diarra. La botte quasi impeccable de Teulet a fait le reste.
Stade Toulousain: A contrario les joueurs du Stade Toulousain ont eu toutes les peines du monde a rentrer dans un match qu'ils ne semblaient pas vouloir jouer. La charnière inédite Vergallo-Doussain n'a guère convaincu et l'influence des Jauzion ou Poitrenaud a fait défaut. Un match a oublier avant le choc des stades le week-end prochain.
Brive: Réagir, et vite. Tel était le mot d'ordre avant la réception de l'USAP vendredi dernier. L'équipe briviste n'a pas tremblé, et comme la saison dernière, a infligé une défaite cuisante au dernier finaliste du TOP 14. Opportunistes et rigoureux dans la conquête de leur première victoire, les corréziens ont fait le break en trois minutes à la fin du premier quart d'heure. De bonne augure pour la suite de la saison, malgré un point de bonus potentiel laissé en route.
Perpignan: Intraitables à domicile depuis 2 ans, l'USAP, depuis l'année dernière, est beaucoup moins convaincante à l'extérieur. Balayé la saison passée sur la pelouse d'Amédée-Domenech, les jeunes joueurs catalans n'ont pu faire mieux cette année. Avec une infirmerie au complet, et la malédiction du 10, Jacques Brunel a du composer avec ses moyens, titularisant Gilles Bosch, espoir de club, à l'ouverture. Alors que Nicolas Mas évoquait un manque d'automatisme à la fin du match, Mermoz lui, a eu des mots beaucoup plus dur pour évoquer sa prestation et celles de ses partenaires: "Sincèrement, j'ai honte..."
Biarritz: la réception des toulonnais s'annonçait délicate. Elle l'a été. Les joueurs du Biarritz Olympique n'ont jamais été en mesure d'inquiéter leurs visiteurs. Les approximations techniques, les nombreux en-avants n'ont jamais permis aux basques d'espérer un résultat positif. Un match à oublier au plus vite, pour ne pas ré-éditer la triste saison passée.
Toulon: Mourad Boudjellal, président du RCT, ne s'était pas déplacé. Une façon de faire comprendre à ses joueurs son mécontentement suite à la débacle la semaine passée, lors de leur défaite à domicile face à l'aviron bayonnais. Message reçu 5/5 pour des toulonnais qui ont incontestablement réussi le gros coup de la journée. Plus appliqués que leurs adversaires du soir, les joueurs de Philippe Saint-André ont corrigé le tir et font désormais honneur à leur rôle d'outsider.
Stade Français: le combat s'annonçait déséquilibré. Mais finalement, l'affaire a été longue à se dessiner. Menés à la mi-temps par des visiteurs entreprenants sur la pelouse de Charlety, les parisiens ont parfaitement réagit en deuxième mi-temps, notamment grâce à la botte impeccable de Julien Dupuy, mais aussi du travail des avants et de la fusée Julien Arias.
La Rochelle: après l'exploit réalisé la semaine passée face au Castres Olympique, La Rochelle espèrait pouvoir réaliser un nouveau gros coup dans le TOP 14. Si les rochellais ont été dans le coup en première mi-temps, ils ont pu mesurer ce qui les differencie du haut niveau en seconde période. Un résultat cependant prometteur, pour un club qui se battra toute la saison afin de rester dans l'élite.
Montpellier: la fiche de match met en avant la performance de Geoffroy Doumayrou, mais c'est bien tout un collectif qui a fait preuve d'un grand sérieux lors de la réception du Racing Métro. Malmenés en début de match, les héraultais ont fourni une belle prestation, grâce à une fraicheur intéressante et des ambitions retrouvées.
Racing-Métro: On attendait véritablement mieux des coéquipiers de Chabal qui ont fourni un non match, dans le stade Yves Du Manoir. Pierre Berbizier déclarant même: "Vendredi, ce n'est pas un match de rugby que nous avons joué". Trop de ballons rendus, de l'attentisme. Il faudra faire mieux pour espérer accrocher une place qualificative, même si la saison est encore longue.
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